- Qu'est-ce qu'un agent IA, exactement ?
- Selon la définition qu'Anthropic utilise depuis son guide « Building effective agents » (décembre 2024), un agent est un système où le modèle dirige lui-même son processus et son usage des outils. Dans un workflow, au contraire, les modèles et les outils suivent des chemins de code que vous avez écrits. La différence, c'est qui décide de l'étape suivante : votre code, ou le modèle.
- Faut-il savoir coder pour créer un agent IA ?
- Pas pour les deux premières options. Un agent personnel comme OpenClaw ou Hermes s'installe en une commande et se configure en langage courant. Une tâche planifiée Claude Code ou une routine se crée dans l'interface. n8n demande de l'aisance avec un outil visuel. Le SDK et les agents gérés demandent de programmer, en TypeScript ou en Python, mais la boucle, les outils et les permissions sont fournis.
- Combien coûte un agent IA ?
- Trois lignes : les tokens, le temps de machine, les outils facturés à l'usage. Au 9 octobre 2026, Sonnet 5.5 coûte 2 $ par million de tokens en entrée et 10 $ en sortie, Haiku 5.5 0,10 $ et 0,50 $ (jusqu'à 100 000 tokens par requête), Opus 5.5 4 $ et 20 $. Un agent géré ajoute 0,08 $ par heure de session en cours. La documentation d'Anthropic précise que les tokens dominent le coût de l'infrastructure d'un ordre de grandeur. La cadence est un paramètre de coût : un agent à 0,30 $ par exécution toutes les heures coûte 216 $ par mois, une fois par nuit 9 $.
- Quelle est la différence entre OpenClaw et Hermes Agent ?
- Les deux sont des agents personnels open source sous licence MIT, qui tournent sur votre machine, se branchent sur Claude par clé API et parlent à vos messageries. Hermes Agent, publié par Nous Research, ajoute une boucle d'apprentissage (il crée et améliore ses propres skills), un planificateur cron intégré et sept backends d'exécution dont Docker. OpenClaw met en avant sa Gateway locale, ses applications natives et un annuaire de plugins. Dans les deux cas, trois réglages comptent avant tout : l'appairage des contacts, les règles de refus et le bac à sable.
- Un agent peut-il être piraté ?
- Oui, par ce qu'il lit. Un fichier, une page web ou un message peut contenir des instructions qu'un agent incorpore à ses actions : c'est l'injection de prompt. La documentation d'Anthropic recommande la défense en profondeur : secrets hors de l'agent (proxy ou coffre), réseau limité à des hôtes listés, système de fichiers en lecture seule là où c'est possible, approbation humaine sur les gestes irréversibles. Le comportement du modèle, aussi bon soit-il, n'est pas un contrôle de sécurité.
- Que dit la loi si je déploie un agent dans mon entreprise ?
- Vous êtes déployeur au sens de l'AI Act. L'article 4 (littératie IA) s'applique depuis le 2 février 2025 et vous demande de prendre des mesures pour former les personnes qui utilisent et supervisent l'agent. L'article 50 (transparence) s'applique depuis le 2 août 2026 si l'agent interagit avec des humains. Le RGPD s'applique comme à tout traitement : minimisation, base légale, information des personnes.